lundi 3 février 2014

Demain j'arrête... ou pas !


J'avais dit que je n'écrirais que pour les livres que j'aimais vraiment. Mais parfois, parler d'un bouquin qui nous a déçu, ça fait du bien aussi. Dommage pour M. Legardinier car c'est Demain j'arrête ! qui passe à la moulinette !


Pour commencer, le style "journal de Bridget Jones", ce n'est vraiment pas mon genre de littérature. Bon, passons, c'est un choix et au fond, Bridget, je l'aime bien. Au bout de quelques pages, je me laisse donc prendre au jeu, je m'y fais. C'est vrai que c'est plutôt marrant, au début...

Malheureusement, progressivement le livre sombre dans l'improbable, à la limite de la science fiction, avec une sorte d'héroïne agaçante a qui il arrive des choses / fait des choses qui n'ont absolument aucun sens. J'ai dû sauter des pages pour avancer. L'humour devient lourd, l'histoire perd toute sa crédibilité et la fraîcheur avec laquelle il commençait.

De même, l'histoire d'amour, touchante au départ, devient complètement mielleuse au point que même-moi, qui suis pourtant très fleur bleue (petit jeu de mot au passage), j'en ai eu vite assez. Tout est prévisible et en même temps il ne se passe absolument rien. On passe son temps à espérer un rebondissement. Rien.

Voilà pour mon petit avis. Si vous l'avez également lu, n'hésitez pas à me répondre, surtout si vous n'êtes pas d'accord. Le livre est un tel succès, j'imagine qu'il a de nombreux inconditionnels !

***

Sinon, rien à voir, mais pour ceux que ça intéresse je suis sur Goodreads !

dimanche 19 janvier 2014

Citation du jour

"Gilles comprit alors que chaque roman qu'il lirait l'aiderait à comprendre la vie, lui-même, les siens, les autres, le monde, le passé et le présent (...) et chaque évènement de sa vie lui permettrait de la même manière d'éclairer chacune de ses lectures."

En vieillissant les hommes pleurent, de Jean-Luc Seigle.

samedi 11 janvier 2014

Les joies de la lecture

La connaissance des mots, l'expression écrite et orale, l'orthographe... Rien n'est plus indispensable à mes yeux, pour être heureux, que de savoir bien s'exprimer : c'est à dire littéralement faire sortir de soi les émotions qui naissent en nous.
Je pourrais disserter des heures sur ce sujet, mais un simple livre vous en fera la démonstration : La tête en friche de Marie-Sabine Roger.



Depuis que j'ai décidé de n'écrire sur ce blog que pour les livres que j'aime vraiment, je suis entrée dans une phase de désert littéraire. J'ai eu beaucoup de mal à retrouver un coup de cœur, comme j'en avais eus pour Rosa Candida ou Les chaussures italiennes.
Heureusement La tête en friche me redonne de l'élan et l'envie de partager ce petit bijou.

Il s'agit d'un livre très simple, très accessible. Heureusement d'ailleurs, puisque son histoire tourne autour de l'accessibilité de la littérature !
Il s'agit de la rencontre improbable entre une sorte de brute épaisse illettrée, Germain, et une petite vieille puits de savoir. Et comme le hasard fait bien les choses, ces deux-là s'adoptent mutuellement et s'enrichissent de leurs différences (c'est beau !).
C'est beau, mais c'est pas gnangnan non plus. C'est savamment dosé entre la rugosité de l'un et la douceur de l'autre.

Ce qui m'a touchée, en plus, c'est le rôle primordial que joue cette personne âgée, seule au monde et presque aveugle, mais qui est encore pleine de vie et d'envies. Grâce à cela, elle apporte à Germain tout ce dont il a besoin pour être heureux. Ça donne une leçon, je trouve, sur la façon dont on peut contribuer à rendre le monde meilleur, sans avoir forcément à faire beaucoup.

Bref, un livre parfait donc pour un week-end paisible d'hiver !


lundi 18 mars 2013

Un peu de piment !!

Délaissons la douceur et les parterres de fleurs et partons à l'aventure avec Maudit karma de David Safier (écrivain allemand).

Drôle, loufoque, déjanté, inattendu... Maudit karma nous emmène bien loin des lieux communs. C'est l'histoire d'une ex star de talkshow qui meurt au sommet de sa gloire et découvre à ses dépens les dures lois de la réincarnation. Comment retrouver sa place de mère et d'épouse lorsque l'on est une fourmi, un cochon d'inde ou un chat ?
Heureusement, la protagoniste a plus d'un tour dans son sac et on s'amuse, vraiment, à suivre ses incroyables aventures.

Bien sûr, ce n'est pas pour ainsi dire un chef d'oeuvre de la littérature. Cependant, c'est tellement improbable comme histoire, que ça ne peut que plaire. Maudit Karma séduit par un humour piquant et une intrigue bien menée. J'avais tellement envie de connaitre la fin que j'ai littéralement dévoré ce livre. 

En bref, voici un ouvrage à recommander à tous ceux qui souhaitent muscler leurs zygomatiques sans se prendre la tête. 

dimanche 3 mars 2013

La thérapie par les livres

On a tous nos réflexes en cas de coup de mou. Pour moi, rien ne vaut un petit détour dans une librairie.
Il y a une semaine, il m'a suffit de deux minutes pour trouver le meilleur remède : Rosa Candida d'Audur Ava Ólafsdóttir, auteur islandaise.

"J'ai besoin d'un livre distrayant, facile à lire et positif" ai-je dit au libraire. Il n'a pas hésité une seconde avant de me proposer cet ouvrage. Je dois dire qu'il a surpassé, de loin, mes attentes.

Pourtant, difficile de prendre la suite des chaussures italiennes, dont je m'étais franchement enthousiasmée. Mais Rosa Candida charme par sa fraicheur et sa délicatesse. On s'attache avec plaisir au personnage principal, un jeune papa "accidentel" de 22 ans, passionné par le jardinage en général et les roses en particulier. Et ce n'est pas l'existence de cette petite fille, "incarnation de sa négligence en matière de contraception", ni de sa mère qu'il n'a pas connu plus qu'un "quart de nuit", qui le retiennent d'accomplir son rêve : remettre en l'état le jardin d'un monastère isolé, situé à plusieurs jours de voyage.
Mais, s'il quitte le pays, Arnljotur n'oublie cependant pas ses responsabilités. La vie lui apprendra à être père, à devenir adulte et, aussi, à aimer...

Tout en subtilité, l'auteur dépeint la grande confusion que peut ressentir un jeune homme peu ordinaire, dans une situation aussi peu ordinaire. Le titre nous avertit : Rosa Candida est empreint d'une certaine candeur. Donc ne lisez pas ce livre si vous êtes en quête d'action. Mais régalez-vous si, comme moi, vous avez besoin de légèreté, de vous évader et de sourire.