Pour que vous n'ayez plus jamais d'excuse lorsque je vous demanderai si vous avez lu les Fleurs Bleues : réjouissez-vous, le PDF is online !!
http://www.yellobook.cm/admin/uploads/Les_Fleurs_Bleues_-_Raymond_Queneau.pdf
C'est gratos pour tout le monde, alors pourquoi s'en priver ?
A bientôt pour de nouvelles aventures ! (Je prépare un billet doublement chouette sur Belle du Seigneur + L'enfant au bout de la plage. Stay tuned !)
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lundi 28 avril 2014
mardi 20 novembre 2012
Le best du best
Certains me connaissent sur la toile sous le pseudonyme de "Lamélie". Cela parait anodin comme ça, mais c'est pourtant une référence littéraire. La connaissez-vous ?
Attention, révélation !
Il s'agit d'un personnage de mon livre favori de tous les temps : Les fleurs bleues de Raymond Queneau. Je l'ai lu 5 ou 6 fois et il fut même un temps où je l'emportais partout avec moi, au même titre que mon portefeuille ou mon parapluie.
Lamélie y est un personnage un peu bêbête, ce n'est donc pas par identification à elle que j'ai choisi son prénom comme pseudonyme, mais plus pour la référence au livre dans son ensemble.
Tout le livre tourne autour de personnages loufoques : d'un côté le duc d'Auge, seigneur sanguinaire et très vulgaire, qui traverse les siècles en compagnie d'un cheval qui parle. Et d'un autre coté, Cidrolin, qui vit sur une péniche et passe sa vie à boire du jus de fenouil et à faire des siestes. Dès que l'un dort, c'est de la vie de l'autre dont il rêve. Et le livre passe ainsi de l'un à l'autre, sans forcément de grandes transitions.
Il faut aimer les choses absurdes pour apprécier ce livre. Un ami m'a dit un jour "lorsque j'ai lu Les fleurs bleues, je me suis demandé si Queneau était un imposteur ou un fou. J'ai conclu que c'était un génie."
Il est vrai que son style est déroutant. Fin connaisseur de la langue française, l'auteur prend pourtant beaucoup de libertés et passe d'un langage très désuet à des néologismes sortant tout droit de son imagination. Se souciant peu des conventions, il n'hésite pas à bousculer toutes les règles de l'orthographe et de la grammaire si cela lui chante. (Il nous avait d'ailleurs déjà fait le coup dans Zazie dans le métro et son fameux "doukipudonctan").
Mais tout cela se fait avec tant de dextérité que j'ai du mal à comprendre qu'on ne puisse pas être séduit. J'ai été, personnellement, pliée de rire à de nombreuses reprises, ce qui m'a valu d'ailleurs de nombreux regards obliques dans les transports ! Mais peu importe, ce livre est un bijou.
Petit extrait mettant en scène Lamélie :
(Pour information, un ératépiste n'est autre qu'un agent... de la RATP !!)
Ça donne envie d'en lire plus, non ?
Attention, révélation !
Il s'agit d'un personnage de mon livre favori de tous les temps : Les fleurs bleues de Raymond Queneau. Je l'ai lu 5 ou 6 fois et il fut même un temps où je l'emportais partout avec moi, au même titre que mon portefeuille ou mon parapluie.
Lamélie y est un personnage un peu bêbête, ce n'est donc pas par identification à elle que j'ai choisi son prénom comme pseudonyme, mais plus pour la référence au livre dans son ensemble.Tout le livre tourne autour de personnages loufoques : d'un côté le duc d'Auge, seigneur sanguinaire et très vulgaire, qui traverse les siècles en compagnie d'un cheval qui parle. Et d'un autre coté, Cidrolin, qui vit sur une péniche et passe sa vie à boire du jus de fenouil et à faire des siestes. Dès que l'un dort, c'est de la vie de l'autre dont il rêve. Et le livre passe ainsi de l'un à l'autre, sans forcément de grandes transitions.
Il faut aimer les choses absurdes pour apprécier ce livre. Un ami m'a dit un jour "lorsque j'ai lu Les fleurs bleues, je me suis demandé si Queneau était un imposteur ou un fou. J'ai conclu que c'était un génie."
Il est vrai que son style est déroutant. Fin connaisseur de la langue française, l'auteur prend pourtant beaucoup de libertés et passe d'un langage très désuet à des néologismes sortant tout droit de son imagination. Se souciant peu des conventions, il n'hésite pas à bousculer toutes les règles de l'orthographe et de la grammaire si cela lui chante. (Il nous avait d'ailleurs déjà fait le coup dans Zazie dans le métro et son fameux "doukipudonctan").
Mais tout cela se fait avec tant de dextérité que j'ai du mal à comprendre qu'on ne puisse pas être séduit. J'ai été, personnellement, pliée de rire à de nombreuses reprises, ce qui m'a valu d'ailleurs de nombreux regards obliques dans les transports ! Mais peu importe, ce livre est un bijou.
Petit extrait mettant en scène Lamélie :
A la terrasse du café, des couples pratiquaient le bouche à bouche,
et la salive dégoulinait le long de leurs mentons amoureux ;
parmi les plus acharnés à faire la ventouse se trouvaient Lamélie et un ératépiste,
Lamélie surtout, car l'ératépiste n'oubliait pas de regarder sa montre de temps en temps vu ses occupations professionnelles.
Lamélie fermait les yeux et se consacrait religieusement à la languistique.
Ça donne envie d'en lire plus, non ?
samedi 17 novembre 2012
Le métro : haut lieu de la littérature !
Ceux qui me connaissent savent que j'ai un faible pour le métro et son Histoire... Il fallait bien que je trouve un moyen d'en faire un billet ! C'est chose faite.Le lien avec la littérature ? Eh bien, il y en a beaucoup ! Je vais vous en citer quelques exemples glanés ça et là dans mes lectures et ma culture perso (listes non exhaustives).
*** Exemples d'ouvrages traitant de manière plus ou moins approfondie du métro ***
1) Zazie dans le métro de Raymond QueneauC'est la référence la plus évidente à mon sens. Le titre de cet ouvrage est même écrit sur le mur du couloir reliant les deux parties de la station Montparnasse-Bienvenüe. C'est l'histoire d'une jeune fille qui découvre Paris et ne rêve que d'une chose : aller dans le métro.
Je ne vous en dis pas plus car Queneau, c'est un auteur qui se lit mais ne se raconte pas ! (J'ai un amour inconditionnel pour cet auteur, j'aurai l'occasion d'en reparler lors d'un prochain billet).
2) Métronome de Lorànt Deutsch
Autre référence incontournable dans le domaine, même s'il ne s'agit pas là d'un roman mais d'un ouvrage regroupant les anecdotes liées à l'Histoire du métro.
3) Je vous emmène au bout de la ligne. Tribulations d’un conducteur de métro par Rodolphe Macia
Témoignage d'un conducteur de la ligne 2. Dans cet ouvrage, Rodolphe Macia nous livre les secrets d'une vie passée le long des tunnels de métro et toutes les sortes de situations peu ordinaires qu'il a pu vivre. J'avoue je ne l'ai pas lu. D'ailleurs, si quelqu'un veut me le prêter je suis preneuse !
*** Exemples de stations de métro ayant un nom d'écrivain ***
1) Raymond Queneau
Eh oui, encore lui. En fait la station s'appelle Bobigny - Pantin - Raymond Queneau et c'est une station de métro de la ligne 5, en limite des communes de Pantin et de Bobigny.
2) Diderot
Celui à qui nous devons la fameuse encyclopédie a sa station, la station Reuilly-Diderot, au croisement de la ligne 1 et la ligne 8, dans le 12ème arrondissement.
3) Emile ZolaCet écrivain, qui a d'ailleurs beaucoup écrit sur Paris et qui aurait certainement parlé du métro s'il avait eu le temps de mieux le connaître, a sa station, nommée "avenue Emile Zola" sur la ligne 10, dans le 15ème.
4) Alexandre Dumas
J'avoue n'avoir jamais lu aucun de ses livres. Promis, je m'y mets dès que j'ai fini les quelques dizaines de livres que j'ai déjà en attente !! Sa station est sur la ligne 2, entre le 11ème et le 20ème arrondissement.
Bon, je vous parle de ceux que je connais le mieux. Il faudrait aussi ajouter Anatole France, Voltaire, Ségur, et certainement encore beaucoup d'autres illustres inconnus (j'avoue ne pas avoir eu la force de passer en revue les 301 stations du métro parisien !!)
*** Quelques chiffres et anecdotes ***
--> 80% des usagers du métro parisien déclarent lire durant leurs trajets sur les lignes de la RATP (source : www.ratp.fr). Bon ok, on ne sait pas ce qu'ils lisent ni à quelle fréquence. Peut être que la plupart y lisent closer une fois par an, mais bon.
--> La station Saint-Germain-des-Prés (ligne 4) accueille chaque année une exposition de livres de poésie ainsi que des projections de courts poèmes sur la voûte.
--> Des poèmes sont affichés dans certaines rames, en partenariat avec Gallimard.
Bref, métro et art font bon ménage. D'ailleurs, il ne se contente pas de la littérature. D'une station à l'autre, le métro peut parfois être salle de concert ou musée, parfois théâtre de nouvelles créations ou mémorial d'un temps passé... Le métro est une source inépuisable d'inspiration.
Il est bon de s'en rappeler de temps en temps !
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