Ces derniers temps, j'ai lu deux livres très différents mais qui se rejoignent sur un point : je me suis rarement aussi peu identifiée à leurs personnages principaux.
De prime abord, rien ne semble rapprocher ces deux ouvrages. L'un, autobiographique, relate la captivité mouvementée d'une bien célèbre femme politique de Colombie. L'autre, un roman suédois, nous raconte une aventure qui se situe davantage dans le coeur des personnages que dans leurs agissements.
*** Même le silence a une fin, Ingrid Betancourt : la déception ***
Je crois que c'était la première fois que je me laissais tenter par un récit autobiographique... Et ça ne m'a pas plu. Du tout. Je pensais que ma curiosité de connaitre des faits réels prendrait le pas sur la qualité de l'ouvrage en lui-même. Car ce que j'attends d'un livre est de m'évader et, surtout, d'avoir le plaisir de savourer chaque mot, choisi par l'auteur comme un compositeur choisi chaque note.
Mais lorsque l'histoire traite d'un enlèvement pendant 7 ans par les FARC de Colombie, le voyage est d'emblée compromis. Dans ce type d'histoire, il est impossible de se projeter avec l'héroïne dans son aventure. L'imaginaire n'y a pas sa place. Essayer de se figurer soi-même au milieu de la jungle hostile de Colombie, ce serait presque trahir l'auteur et l'horreur qu'il a pu vivre.
Ce livre m'a donc procuré plus de frustration que de plaisir. Frustration accentuée par le fait que l'auteur n'étant pas écrivain, son style n'est pas des plus agréables.
*** Les chaussures italiennes, Henning Mankell : la révélation ***
Après une lecture tumultueuse, rien ne vaut un roman plein de douceur pour retrouver le bonheur de lire. Et pourtant, j'ai également eu au départ des difficultés à me projeter dans l'univers du héros. Comment avoir de l'affection pour un homme qui vit sur une île entourée de glace sur laquelle il s'est reclus pour fuir des responsabilités qu'il ne voulait pas assumer ?
Mais la plume de l'auteur est d'une finesse incroyable. Et j'ai rapidement été comme envoûtée par cette histoire qui ne ressemble à aucune autre... un passé qui nous rattrape, des sentiments enfouis qui resurgissent, des langues qui se délient et des yeux qui s'ouvrent... Les chaussures italiennes fait partie de ces romans qui vous touchent à l'intérieur et vous laissent une trace. Pour reprendre la comparaison avec le compositeur qui choisit chaque note, je dirais qu'Henning Mankell est un virtuose des mots. Comme si chacun d'eux était pesé et placé minutieusement là où il doit être, pour former, à la fin, une harmonie parfaite.
Je recommande donc chaudement Les chaussures italiennes, à tous ceux qui, comme moi, entendent des musiques lorsqu'ils lisent des livres !
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mardi 26 février 2013
samedi 17 novembre 2012
Le métro : haut lieu de la littérature !
Ceux qui me connaissent savent que j'ai un faible pour le métro et son Histoire... Il fallait bien que je trouve un moyen d'en faire un billet ! C'est chose faite.Le lien avec la littérature ? Eh bien, il y en a beaucoup ! Je vais vous en citer quelques exemples glanés ça et là dans mes lectures et ma culture perso (listes non exhaustives).
*** Exemples d'ouvrages traitant de manière plus ou moins approfondie du métro ***
1) Zazie dans le métro de Raymond QueneauC'est la référence la plus évidente à mon sens. Le titre de cet ouvrage est même écrit sur le mur du couloir reliant les deux parties de la station Montparnasse-Bienvenüe. C'est l'histoire d'une jeune fille qui découvre Paris et ne rêve que d'une chose : aller dans le métro.
Je ne vous en dis pas plus car Queneau, c'est un auteur qui se lit mais ne se raconte pas ! (J'ai un amour inconditionnel pour cet auteur, j'aurai l'occasion d'en reparler lors d'un prochain billet).
2) Métronome de Lorànt Deutsch
Autre référence incontournable dans le domaine, même s'il ne s'agit pas là d'un roman mais d'un ouvrage regroupant les anecdotes liées à l'Histoire du métro.
3) Je vous emmène au bout de la ligne. Tribulations d’un conducteur de métro par Rodolphe Macia
Témoignage d'un conducteur de la ligne 2. Dans cet ouvrage, Rodolphe Macia nous livre les secrets d'une vie passée le long des tunnels de métro et toutes les sortes de situations peu ordinaires qu'il a pu vivre. J'avoue je ne l'ai pas lu. D'ailleurs, si quelqu'un veut me le prêter je suis preneuse !
*** Exemples de stations de métro ayant un nom d'écrivain ***
1) Raymond Queneau
Eh oui, encore lui. En fait la station s'appelle Bobigny - Pantin - Raymond Queneau et c'est une station de métro de la ligne 5, en limite des communes de Pantin et de Bobigny.
2) Diderot
Celui à qui nous devons la fameuse encyclopédie a sa station, la station Reuilly-Diderot, au croisement de la ligne 1 et la ligne 8, dans le 12ème arrondissement.
3) Emile ZolaCet écrivain, qui a d'ailleurs beaucoup écrit sur Paris et qui aurait certainement parlé du métro s'il avait eu le temps de mieux le connaître, a sa station, nommée "avenue Emile Zola" sur la ligne 10, dans le 15ème.
4) Alexandre Dumas
J'avoue n'avoir jamais lu aucun de ses livres. Promis, je m'y mets dès que j'ai fini les quelques dizaines de livres que j'ai déjà en attente !! Sa station est sur la ligne 2, entre le 11ème et le 20ème arrondissement.
Bon, je vous parle de ceux que je connais le mieux. Il faudrait aussi ajouter Anatole France, Voltaire, Ségur, et certainement encore beaucoup d'autres illustres inconnus (j'avoue ne pas avoir eu la force de passer en revue les 301 stations du métro parisien !!)
*** Quelques chiffres et anecdotes ***
--> 80% des usagers du métro parisien déclarent lire durant leurs trajets sur les lignes de la RATP (source : www.ratp.fr). Bon ok, on ne sait pas ce qu'ils lisent ni à quelle fréquence. Peut être que la plupart y lisent closer une fois par an, mais bon.
--> La station Saint-Germain-des-Prés (ligne 4) accueille chaque année une exposition de livres de poésie ainsi que des projections de courts poèmes sur la voûte.
--> Des poèmes sont affichés dans certaines rames, en partenariat avec Gallimard.
Bref, métro et art font bon ménage. D'ailleurs, il ne se contente pas de la littérature. D'une station à l'autre, le métro peut parfois être salle de concert ou musée, parfois théâtre de nouvelles créations ou mémorial d'un temps passé... Le métro est une source inépuisable d'inspiration.
Il est bon de s'en rappeler de temps en temps !
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